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Le temps perdu …
Depuis
plusieurs semaines de nombreux
lycées sont bloqués par des lycéens
et des militants politiques
factieux. Le SIAES - SIES a, dès le
début des blocages, pris ses
responsabilités en dénonçant les artisans
du chaos.
Le Ministre de l’Éducation
nationale, les autres membres du
gouvernement, les éditorialistes et
les journalistes évoquent les
revendications des lycéens qui
participent aux blocages ou qui
manifestent sans bloquer.
Étrangement, il n’est jamais
question des lycéens qui voudraient
étudier (ce qui n’est pas
incompatible avec le fait de
partager certaines des
revendications de leurs camarades
qui participent aux blocages), ni
des parents d’élèves qui
s’inquiètent pour la suite de la
scolarité et l’avenir de leur enfant
privé de l’instruction à laquelle il
a droit, ni des professeurs qui
voudraient exercer leur métier
normalement et sereinement dans une
salle de classe et non à distance.
Tous subissent la loi de
quelques-uns, la loi de la rue, la
loi du plus fort, qui s’impose quand
l’État se montre faible. Cela est
inadmissible en démocratie.
Dans certains établissements, les
cours n’ont pas pu être dispensés
depuis trois à quatre semaines et
nul ne sait si les enseignements
pourront reprendre normalement après
les vacances de Toussaint, a
fortiori après la guérilla urbaine
et les pillages du 17 octobre
auxquels est confronté le pays.
D’aucuns revendiquent désormais un «
trimestre blanc »… et pourquoi
pas bientôt une « année blanche
».
La jeunesse a été profondément
marquée par le confinement durant la
pandémie de Covid-19. Les
conséquences psychologiques
désastreuses sur certains élèves
commencent à être documentées.
L’enseignement prodigué à distance,
en dépit de l’implication et du
mérite des professeurs, n’est pas
aussi qualitatif qu’un cours en
classe. Ce type d’enseignement a
également contribué à accentuer les
inégalités entre les élèves,
notamment en fonction de la
profession et de la catégorie
socioprofessionnelle des parents, du
nombre d’enfants dans le foyer, de
l’équipement informatique et de la
qualité de l’accès à internet. Une
partie de cette jeunesse est
aujourd’hui déscolarisée depuis des
semaines ou contrainte de suivre,
une nouvelle fois, un enseignement à
distance dans des conditions parfois
difficiles. Cet enseignement ne peut
pas toujours être mis en oeuvre. De
nombreux professeurs ont témoigné
des perturbations durant leur cours
en visioconférence (insultes,
menaces, propos homophobes ou
antisémites, apologie du terrorisme
...).
Les lycéens désireux de suivre une
scolarité normale ne sont pas les
seuls à subir le préjudice du temps
d’enseignement perdu. Les collégiens
scolarisés dans certaines cités
scolaires bloquées sont également
parfois privés de cours ou doivent
se rendre dans leur établissement la
peur au ventre. Les étudiants
inscrits en section de technicien
supérieur ou en classe préparatoire
aux grandes écoles scolarisés dans
des lycées bloqués voient leur année
gravement compromise alors qu’ils
avaient fourni des efforts
importants pour accéder à ces
filières. Tous sont gravement
pénalisés par rapport aux élèves ou
aux étudiants qui ont la chance de
fréquenter un lycée qui n’est pas
bloqué. Les élèves dont le niveau
scolaire est le plus faible ou ceux
issus de familles peu favorisées
seront encore une fois lésés.
Lorsque les cours pourront
reprendre, du temps d’enseignement
sera encore perdu tant il sera ardu
pour les professeurs de faire cours
dans le calme avec certaines classes
et d’obtenir le respect de la part
des élèves qui ont participé aux
blocages, aux émeutes urbaines et
aux pillages, voire aux batailles
rangées contre les forces de
l’ordre.
Alors que l’École
républicaine est à l’agonie et
que son effondrement progressif a eu
et aura de terribles conséquences
sur la société, les professeurs et
les autres agents de l’Éducation
nationale ont également perdu du
temps. Ce temps perdu, ce sont les
quatre années qui séparent deux
élections professionnelles. En 2022,
60 % des agents du ministère de
l’Éducation nationale n’ont pas
souhaité voter au CSAM ; 50 % des
professeurs du second degré n’ont
pas souhaité voter. L’abstention,
donc le silence, de la majorité fait
le jeu des syndicats pédagogistes et
ultra-politisés responsables, au
même titre que les gouvernements
successifs de gauche comme de
droite, du déclassement moral et
social des professeurs et de la
déliquescence de l’École.
Les prochaines élections
professionnelles auront lieu du 3 au
10 décembre 2026.
L’heure est grave. Ne perdons pas
davantage de temps !
Le SIAES - SIES, fondé en 1998, est
toujours resté fidèle à ses valeurs,
n’a pas changé de cap, ne s’est
jamais livré à des compromissions.
Le syndicat
indépendant a toujours eu le
courage de nommer les choses et les
maux de l’école, quitte à déplaire à
certains et à être ostracisé par les
syndicats adeptes de la pensée
unique. En union avec ses
partenaires historiques, le SIES
présentera des listes aux scrutins
nationaux (CSAM et CAPN). Le SIAES
présentera des listes aux scrutins
académiques (CSAA, CAPA, CCPA). Vous
pouvez faire confiance au SIAES -
SIES pour défendre vos intérêts
matériels et moraux, vos droits,
votre statut, l’autorité des
professeurs. Pour avoir les moyens
de poursuivre son important travail
d’information, de conseil et de
défense, le SIAES - SIES a besoin de
votre suffrage à chacun des scrutins
auxquels vous serez appelé à
participer. Votre voix compte
vraiment pour le SIAES - SIES. Les
élections professionnelles sont
vitales pour le syndicat
indépendant. Aidez le syndicat qui
vous informe, qui vous défend et qui
défend vos valeurs.
Jean-Baptiste
VERNEUIL - Secrétaire général du SIAES - SIES
Le
syndicat des professeurs, du côté des professeurs.
Les artisans
du chaos.
Sauver
l’École Républicaine : Une course contre la montre.
Combattre la
culture de la violence et du couteau.
L’École
à couteaux tirés.
Le
casernement des professeurs.
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Représentativité du SIAES.
Résultats des élections
professionnelles de décembre 2022.
Le SIAES est le 2ème syndicat
de l'académie tous corps confondus dans le second
degré (professeurs
agrégés,
professeurs de chaires supérieures, professeurs certifiés,
professeurs d'EPS,
professeurs de lycée professionnel, conseillers
principaux d'éducation, PsyEN, PEGC).
Notre site internet et toutes les
informations et publications qu'il contient sont
rendus possibles par le travail bénévole des
responsables du SIAES - SIES et par le paiement
régulier de leur cotisation syndicale par les
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n’emploie pas de secrétaire, l’ensemble du travail
syndical est réalisé par des professeurs qui communiquent
leur numéro de téléphone personnel aux adhérents.
Le SIAES - SIES est financièrement indépendant. Cela
garantit sa pleine indépendance de pensée et d’action. Le SIAES - SIES ne reçoit pas de subventions et
refuse les ressources publicitaires, contrairement à
d’autres syndicats confédérés grassement subventionnés
avec de l’argent public à tel point qu’ils pourraient
fonctionner sans adhérents.
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